7 choses à savoir pour ne pas passer pour un moldu du ski

Publié le 6 mars 2020,

​Attention : cet article rédigé en collaboration avec des journalistes farceurs de la Gazette du Sorcier est à prendre avec beaucoup d'humour. Méfaits accomplis !

Loin de nous l’idée de nous moquer de certaines personnes, mais il faut l’avouer : on reconnaît facilement LE moldu du ski. Le style, la technique, les habitudes… il y a tant de signes qui ne trompent pas. Heureusement, nous sommes là pour vous aider. Nos meilleurs sorciers ont planché sur le sujet et grâce à cet article, vous allez pouvoir devenir un vrai sorcier du ski !
 

 

1. Rouler sur une route dégagée avec des chaînes.

Comme il faut bien débuter quelque part, commençons par ce qui fait mal. Une station de ski n’est pas toujours un environnement familier pour les citadins, mais ça n’est pas une raison pour paniquer et mettre ses chaînes en apercevant une route mouillée. OK, elles ont coûté un bras et on peut se sentir obligé de les utiliser, mais sachez que ça n’est pas discret, car sans neige, on entend un véhicule à 1 kilomètre à la ronde. Pour se fondre dans la population locale, on repassera !
 
Quelques astuces pour éviter de s’afficher comme un moldu :
- se renseigner sur l’état des routes avant d’arriver,
- utiliser les aires de chaînage et ne pas s’arrêter à la dernière minute au milieu d’un rond-point,
- investir dans des pneus hiver comme un vrai sorcier de la route et garder ses chaînes dans le coffre (au cas où),
- prendre le magico skibus et faire confiance à son chauffeur expérimenté.
 

 

2. Croire qu’on a du style.

Il faut oublier les déguisements, bonnets péruviens, bonnets poilus, les oreilles sur le casque ou encore le ski en jean. Le respect de la montagne commence par le respect de soi ! Un moldu du ski est reconnaissable au premier coup d’œil, un peu comme une voiture tunée.
 
Côté vestimentaire, certaines erreurs de débutant peuvent être pardonnées. Il est toutefois important de les corriger avant que de mauvaises habitudes s’installent :
- porter un masque sans bonnet ou sans casque suscitera l’incompréhension la plus totale de la part des magiciens de la glisse.
- le goggle gap – laisser apparaître son front entre son masque de ski et son casque, peut être fatal. Soit le casque est trop grand, soit le masque est trop petit, ou peut-être les deux… Quoi qu’il en soit, lors d’une session ski dans la neige et le froid, un moldu comprendra de lui-même que quelque chose cloche lorsque sa tête commencera à geler.

 

3. Chanter « Quand te reverrai-je ? » sur le télésiège (une erreur classique).

Pour éviter les sourires gênés des autres skieurs, il vaut mieux s’abstenir ! Attention, ce tube signé Jean-Claude Dusse, ne met clairement pas en valeur. Et puis les jeunes, qu’ils soient moldus ou non, ne connaissent même pas le film. OK, boomer ?
 
Là où le moldu du ski ressemble parfois au cousin Dudley, un vrai enchanteur des Alpes sait garder son sérieux pendant les remontées. Si tu es sage, on pourra peut-être t’apprendre des vraies chansons bien d’chez nous !

 

4. Tout faire à l’envers.

On reconnaît le moldu du ski à sa fâcheuse tendance à mettre des choses dans le mauvais sens. Pour commencer, faisons simple : le forfait de ski se porte toujours à GAUCHE. Il y a très souvent une poche spéciale sur la manche des manteaux de ski. Si ça n’est pas le cas, celle du pantalon fera l’affaire.
 
Autre étrangeté, rare mais observable chez les novices, inverser ses chaussures. Parfois, les gens se plaignent de douleurs dans leurs chaussures de ski, mais là, on n’ose même pas imaginer le carnage. Ça n’est pourtant pas compliqué !
 
Petit bonus pour atteindre le niveau sorcier expert
Penser à mettre son matériel dans le bon sens sur la voiture. Le diable se cache dans les détails et certains ont l’œil. Sur un porte skis, en mettant les spatules avant en direction de l’arrière, vous aurez notre respect éternel. Évidemment, comme on n’est pas des monstres, nous pardonnerons cet écart aux moldus dyslexiques !

 

5. Porter correctement ses skis.

Pour le style et parce que c’est beaucoup plus pratique, une paire de skis se porte sur l’épaule avec les spatules avant à la main. Il s’agit de trouver le bon équilibre en plaçant la fixation derrière l’épaule. Après quelques minutes de pratique, ça devient aussi simple que d’enfourcher un balai magique. Il faut juste éviter de couper une tête en se retournant. La légende raconte que Sir Nicholas de Mimsy-Porpington, aka Nick Quasi-sans-tête, a perdu la vie de la sorte en l’an 1492.
 
Nous rappelons que les techniques alternatives qui consistent à porter ses skis comme une valise à l’aide des bâtons ou à la manière d’un bûcheron rapportant du bois pour faire un feu de camp ne sont pas homologuées par notre ministère de la magie.

 

6. Partager sa musique avec tout le monde sur les pistes.

Diffuser ses sons préférés tel un haut-parleur ambulant revient à skier avec un panneau géant au-dessus de ta tête sur lequel serait inscrit : JE SUIS UN MOLDU ! Il faut savoir rester digne quand même...

De plus, cela permet d’économiser de la batterie sur son smartphone pour faire des photos souvenir. Cela va de soi, l’enceinte accrochée au sac à dos est à proscrire ; au risque d’être maudit sur plusieurs générations. Pour faire le plein de bon son, il est préférable d’écouter Radiomeuh matin, midi et soir !

 

7. Prononcer le Z de La Clusaz.

C’est probablement le moyen le plus simple de détecter un moldu au milieu d’une discussion. Pour cela, il suffit de tendre l’oreille et si un La ClusaZZZ ou les AraviSSS se fait entendre : c’est bingo.
 
Les sorciers Gryffondor corrigeront poliment les fautifs en leur expliquant la règle, mais un Serpentard sera sans pitié et risque de les transformer en gobelins. Prudence ! C’est comme le X de Chamonix, le Z d’Avoriaz ou celui des Carroz. Une des rares exceptions étant la merguez... On met notre main à couper que cette saucisse épicée est une invention des moldus !
 

 

Nous espérons que ces 7 points vous permettront de vous élever rapidement au rang de sorcier du ski, ou du moins à celui de sang-mêlé, avant la fin de cette saison hivernale... adieu les moldus !